Deuil
7 min

Décès d’un parent : comment surmonter le deuil ?

Par

Marie


Mis à jour le

12 février 2026

Le décès d’un parent – père ou mère – touche aux repères. Cela prend souvent une dimension au-delà de l’émotionnel et de l’affecte. C’est aussi l’équilibre intérieur, le sentiment de sécurité qui vacille. Et, pour beaucoup, il faut du temps pour apprendre à vivre avec cette absence.

Comment faire le deuil d’un parent ? Quelles en sont les phases ? Sont-elles les mêmes pour tous ?... Le processus de deuil demande de la patience et du temps. Il ne suit pas une ligne droite. Chacun à son rythme, avec ses ressources et son histoire propre. Nous vous proposons ce sujet pour donner quelques clés pour mieux appréhender le deuil d’un parent : identifier les émotions, découvrir des conseils ou des ressources pour traverser ce moment, pour aider un proche à avancer sereinement dans son cheminement.

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Comprendre le processus du deuil

Le deuil est une réaction naturelle à la mort d’un proche. Il ne s’agit pas d’une maladie, mais d’un processus psychologique et émotionnel. Au décès d’un parent, il est normal de se sentir comme « désorienté » ou en décalage avec le monde. Il s’agit d’intégrer progressivement cette nouvelle réalité : l’absence du père ou de la mère. Cela ne signifie pas oublier, mais apprendre à vivre sans la présence physique de la personne.

Comme pour tout deuil, la durée varie. Certaines personnes ressentent un contre-coup plusieurs mois après les obsèques. D’autres vivent la perte et leur chagrin dès les premiers jours. Les dates anniversaires, les fêtes familiales ou certains lieux peuvent aussi raviver l’émotion. Comprendre que ces réactions sont normales permet de ne pas s’inquiéter inutilement. Le deuil suit un chemin propre à chacun.

Les phases du deuil d’un parent

Pour mieux comprendre les phases du deuil, il est courant de se référer au modèle de la psychiatre Elisabeth Kübler-Ross. Celle-ci ne décrit pas une méthode stricte, mais plutôt une grille de lecture mettant des mots sur les réactions après un décès.
Voici les 5 étapes :

1. Le déni
La sidération, le choc… l’esprit refuse de croire à cette réalité et se protège dans un mécanisme de défense temporaire.

2. La colère
La réalité s’imposant à la personne, l’émotion peut alors se transformer en colère (contre la maladie, la vie en générale, le parent défunt parfois…).

3. Le marchandage
« Si j’avais su… », « S’il avait fait cela… », on tente de réécrire les événements, de trouver une explication rationnelle, de maintenir le lien.

4. La dépression
La prise de conscience du décès du père ou de la mère s’installe, engendrant des moments de profonde tristesse et de fatigue. Cette phase est plus ou moins longue, plus ou moins délicate en fonction de chacun.

5. L’acceptation
La vie « normale » reprend peu à peu sont rythme. La personne commence à mieux appréhender la réalité et la perte du parent.

Ces différentes phases peuvent aider à mettre des mots sur ce que la personne en deuil traverse. Attention tout de même, ce modèle n’est ni systématique ni linéaire. Elle peut passer d’une émotion à l’autre, revenir en arrière ou ne pas se reconnaître dans ces étapes. Dans ces moments, il est important de ne pas se juger : surmonter un deuil ne consiste pas à « aller plus vite », mais à accepter les émotions.

Les émotions après le décès d’un parent

Après la mort d’un parent, les émotions se bousculent. Certaines peuvent être intenses, parfois contradictoires. Elles sont différentes chez chacun et évoluent dans le temps. Les reconnaître peut aider à mieux les traverser.
Voici quelques émotions liées au deuil :

  • La tristesse : C’est souvent la première réaction qui s’impose. Elle peut surgir par vagues, parfois sans raison apparente. Il faut s’autoriser à pleurer, à parler de la personne et à partager des souvenirs. L’écriture peut également soulager.

  • La colère : Contre les circonstances, une personne... elle traduit généralement un sentiment d’injustice ou d’impuissance. L’exprimer par l’écriture ou la parole, par l’activité physique (la marche ou la course à pied, un sport quelconque) aide à l’apaiser.

  • La culpabilité : Ne pas avoir été suffisamment présent, ne pas avoir dit « je t’aime »… ressentir des regrets est fréquent. Écrire une lettre ou tenir un journal permet de déposer ces mots pour la personne.

  • La nostalgie : C’est le moment où les souvenirs affluent, dans un mélange de tristesse et de tendresse. Un album de photos, un rituel particulier (allumer une bougie, s’occuper d’une plante ou d'un arbre souvenir…) peut transformer cette nostalgie en hommage.

  • L’isolement : Le chagrin et l’impression d’être incompris peut pousser à se couper des autres. Il est important de garder au moins un lien avec un proche (famille, ami) ou un groupe de parole et limiter le repli sur soi. Un café en terrasse ou une promenade peuvent être un premier pas vers une certaine interaction sociale.

Ces réactions ne sont pas des signes de faiblesse. Elles traduisent simplement l’importance du lien entre le parent et l’enfant (même à l’âge adulte).

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Comment surmonter le deuil du père ? Le deuil de la mère ?

Surmonter le deuil d’un parent ne signifie pas effacer les souvenirs, ni oublier le chagrin. Il s’agit d’apprendre, peu à peu, à vivre avec cette absence.

Les proches – famille et amis – jouent un rôle important dans ces moments. De manière simple, ils aident à mettre des mots (ou des silences) sur les émotions. Ils viennent rompre l’isolement. En parallèle, il faut maintenir des repères concrets. Les routines quotidiennes structurent les journées et préservent l’équilibre : se lever à heure régulière, poursuivre une activité professionnelle, sortir marcher ou autre. Prendre soin de soi reste aussi essentiel ; le choc de l’annonce du décès épuise autant physiquement que psychiquement. Le repos, une alimentation saine et régulière, des moments de calme favorisent la stabilité.

Lors de l’organisation des obsèques, votre conseiller Roc Eclerc peut orienter vers des structures d’écoute adaptées, afin de trouver un soutien adapté. Lorsque le chagrin devient trop lourd, un psychologue ou un thérapeute formé à l’accompagnement du deuil peut apporter un espace de soutien. De même que les groupes de parole : entendre d’autres personnes aide à se sentir compris et légitime le ressenti.

Quand le deuil se complique : les signes à surveiller

Le rythme du deuil est propre à chacun, une alternance entre moments de tristesse et de répit. Pour certaines personnes, ce travail de deuil est trop difficile à traverser. On parle alors de deuil compliqué ou de deuil bloqué. Dans le premier cas, la douleur ne s’installe durablement, voire s’intensifie, perturbant le quotidien. Dans le second, la personne ne parvient pas à reconnaître ou à exprimer pleinement ses émotions : celles-ci sont comme figées.

Plusieurs signes peuvent alerter : une tristesse persistante et envahissante au-delà de nombreux mois, un isolement marqué, une perte de sens durable, une anxiété intense ou des symptômes dépressifs. L’impossibilité de reprendre des activités, un sentiment de culpabilité constant ou des pensées envahissantes liées au décès du parent peuvent aussi traduire une souffrance profonde. Le contre-coup du décès d’un parent peut apparaître à distance des obsèques, lorsque le soutien diminue et que le quotidien reprend. Cette phase peut alors surprendre.

Demander de l’aide n’est pas un échec. C’est prendre soin de soi-même. Un médecin traitant, un psychologue ou un thérapeute spécialisé peuvent proposer un accompagnement adapté.

Le deuil d’un parent se vit avec ses propres émotions. Il est important de ne pas les ignorer pour mieux les appréhender et avancer sereinement malgré l’absence. Comprendre les phases du deuil, reconnaître ses émotions et accepter de se faire accompagner constituent des repères précieux. Avec le temps, le chagrin évolue. Le lien ne disparaît pas : il se transforme.

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Les questions fréquentes sur le deuil d'un parent

Notre équipe Roc Assistance Décès est joignable gratuitement au 30 24, numéro accessible 7j/7 et 24h/24.

Nos conseillers vous apportent une aide immédiate et un accompagnement adapté (décès à l’hôpital ou en maison de retraite, décès à domicile…). Ils répondent à chacune de vos questions et vous guident dans les premières démarches.
Par ailleurs, ils vous mettent rapidement en relation avec un conseiller funéraire à proximité pour entamer l’organisation des obsèques.

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En France, le délai entre le décès et les obsèques (inhumation ou crémation) est fixé par le Code Général des Collectivités territoriales, article R2213-33. L’organisation des obsèques doit être comprise entre 24 heures et 14 jours au maximum (jours ouvrables).
Si le décès de la personne a lieu dans l’une des collectivités d’Outre-Mer, en Nouvelle-Calédonie ou à l’étranger, le délai de 14 jours maximum court à compter de l’entrée du corps du défunt en métropole.

À savoir, la déclaration de décès doit être réalisée auprès de la mairie du lieu du décès, dans les 24 heures suivant la constatation du décès par un médecin.
Pour toute question ou démarche, n’hésitez pas à contacter votre agence de pompes funèbres Roc Eclerc. En cas d'urgence, le service Roc Assistance Décès est joignable 7j/7 et 24h/24 au numéro de téléphone 30 24.

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La durée du congé décès varie en fonction du lien de parenté.
Il est prévu un nombre minimal de jours pour :

  • Enfant d’au moins 25 ans et sans descendance : 12 jours.

  • Enfant de moins de 25 ans ; enfant lui-même parent ; personne de moins de 25 ans à la charge effective et permanente : 14 jours.

  • Époux(se), partenaire de Pacs ou concubin : 3 jours.

  • Père, mère, beau-père ou belle-mère : 3 jours.

  • Père ou mère de l'époux(se) : 3 jours.

  • Frère ou sœur : 3 jours.

  • Autre membre de la famille : pas de congé exceptionnel.

Des dispositions plus favorables peuvent être prévues par votre convention collective ou accord d’entreprise. Nous vous conseillons de vous renseigner auprès du service des ressources humaines de votre entreprise.

Chacun vit son deuil à son rythme. Il n’existe pas de « mode d’emploi » en ce domaine. En fonction de la sensibilité et du vécu de chacun, il peut être nécessaire d’attendre quelques jours ou semaines avant de trier les affaires personnelles d’un défunt. Ce temps de recul permet d’aborder la tâche de manière plus sereine et apaisée.

Certains choisissent de mettre les objets de côté, temporairement. Placés dans un endroit sûr, la décision de les conserver ou non est ainsi remise à plus tard afin d’éviter de se hâter et de regretter. D’autres s’entourent d’un proche pour ne pas être seul. Il n’y a pas de règle absolue, seulement celle qui permet de respecter son rythme.

Pour vous aider dans cette réflexion : nous vous proposons notre article « Vider une maison après un décès ».

La médiation animale peut s’adapter à la plupart des situations : deuil d’un proche, deuil périnatal, deuil d’un animal de compagnie, ou encore deuil symbolique (séparation, retraite, changement de vie). Dans tous les cas, l’animal soutient l’expression des émotions et rompt l’isolement. Il aide à recréer un lien affectif sécurisant et à retrouver un certain équilibre. Chacun peut ensuite trouver l’animal ou la forme de médiation la plus adaptée à son parcours.

Le deuil ne se traverse pas toujours seul(e). En cas de besoin, se faire accompagner par un professionnel peut aider.

Une aide et un soutien extérieur au cercle familial peut parfois être utile à la personne. Certaines peuvent, en effet, ressentir le besoin (ou l’envie) d’échanger avec d’autres personnes confrontées à cette même situation. Il faut savoir qu’il existe des groupes de parole et des ateliers pour les personnes endeuillées. Également, des professionnels – psychologues, thérapeutes et accompagnants spécialisés – peuvent offrir un espace de dialogue et être le soutien nécessaire au travail de deuil.

Les conseillers Roc Eclerc sont là pour vous, pour vous soutenir dans les moments délicats (assistance décès), même après les obsèques. N'hésitez pas à vous rapprocher de votre agence de pompes funèbres.

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