Le transhumanisme va-t-il nous rendre immortels ?
Pauline
3 février 2026

Rêve fou, conquête de l’absolu ou objectif de notre époque ? La recherche de l’immortalité n’est pas nouvelle. Depuis toujours, les Hommes ont espéré que leur existence ne s’arrêtait pas à leur vie terrestre. Pendant des millénaires, cet espoir reposait sur la foi et les croyances spirituelles. Aujourd’hui, les progrès de la science et les investissements de certains milliardaires de la Silicon Valley semblent proche de pouvoir rendre ce rêve accessible.
Trouver une agence Roc EclercLe transhumanisme ou l’Homme augmenté
Le transhumanisme se définit comme un mouvement culturel et intellectuel, postulant que les capacités physiques et mentales peuvent être augmentées (potentiellement sans limites), grâce aux sciences et aux technologies. Selon les transhumanistes, ces avancées pourraient repousser le vieillissement, voire la mort.
Ce concept a gagné en popularité dans les années 2010, porté par l’essor des nouvelles technologies, devenues plus accessibles. Des figures médiatiques, comme Elon Musk ou Mark Zuckerberg, ont aussi largement contribué à sa médiatisation en exprimant publiquement leur intérêt pour l’immortalité.
Le transhumanisme propose d’augmenter les capacités humaines existantes, qu’il s’agisse d’intelligence, de force ou de résilience. Il peut également être question de développer des facultés inexistantes, ou de prévenir et soigner des maladies. Dans La Possibilité d’une île, Michel Houellebecq imagine des êtres humains augmentés, affranchis de leurs limites physiques grâce à la technologie.
Dans les années 1990, des généticiens ont démontré qu’il était possible d’augmenter d’environ 30% l’espérance de vie des nématodes (une espèce de ver parasite) en inactivant le gène appelé « daf-2 » 1. Cette découverte a nourri l’espoir d’arriver, scientifiquement, à repousser la mort. Le paradigme scientifique et médical a alors évolué : au-delà de soigner les maladies, l’objectif est désormais d’allonger significativement la durée de vie.
Historiquement, les avancées scientifiques majeures ont toujours suscité des attentes autour de l’augmentation de la longévité. Au XVIIe siècle déjà, témoin des innovations de son époque, Descartes était convaincu que l’Homme pourrait vivre jusqu’à 500 ans.
Vers une vie éternelle ?
Une des idées clés du transhumanisme est de « télécharger » l’esprit humain pour atteindre l’immortalité. Ce processus repose sur la dissociation entre le corps et l’esprit, ce dernier continuant d’exister sous une forme numérique après la mort physique. Ce scénario, souvent exploré dans la littérature de science-fiction, a récemment été illustré dans la série Black Mirror 2.
Kenneth Hayworth, dans son article Killed by bad philosophy 3 (2010), a décrit les quatre étapes clés du téléchargement de l’esprit :
Préservation du cerveau par injection de substances chimiques, prévenant sa dégradation tout en provoquant la mort clinique de la personne.
Numérisation des structures cérébrales et production d'une « cartographie » complète.
Simulation du comportement du cerveau grâce à un modèle informatique.
Transfert de cette réplique dans un corps artificiel capable d’interagir avec le monde
La recherche scientifique sur l’immortalité s’attache, pour l’heure, à trouver les moyens de transférer l’esprit, et la mémoire, d’un individu. Il ne s’agit pas d’empêcher le dépérissement du corps, mais de s’affranchir de cette contrainte : le corps meurt, mais l’esprit demeure.
Au-delà des problématiques de faisabilité, cette théorie soulève également d’innombrables questions éthiques. Par exemple, qui pourrait bénéficier de cette technologie ? Est-il acceptable de provoquer la mort pour permettre une pseudo-immortalité ? Par ailleurs, le « téléchargement » dépend d’un ensemble logistique (énergie, matériaux…) qu’il ne sera peut-être pas possible de pérenniser éternellement.
Le rêve transhumaniste de parvenir à l’immortalité semble davantage proche de la chimère que de l’objectif scientifique raisonnable. Comme l’indique Philippe Huneman 4 : « Le corps n’est pas une machine qu’on peut bricoler comme un ordinateur ou une voiture ».
Enfin, le transhumanisme est-il véritablement la promesse d’immortalité qu’il se propose d’être ? Comme le souligne Massimo Pigliucci, « Il y a une différence entre survie et duplication ». Transférer l’esprit dans un logiciel n’équivaut pas à faire vivre éternellement un individu. Pas plus – peut-être même moins – qu’une statue ou un édifice monumental…
Pourquoi devenir immortel ?
Cette quête amène à une réflexion fondamentale : pourquoi vouloir l’immortalité ? Est-ce un caprice d’une société moderne qui, pourtant, bénéficie d’une longévité et d’un confort sans précédent ? Selon Philippe Charlier, médecin légiste et anthropologue, la « mort est devenue un scandale » 5. La promesse du transhumanisme consisterait donc à réparer une déception, que l’Homme moderne n’accepterait plus : celle que tout s’arrête. Le transhumanisme, c’est s’autoriser à vivre plus simplement parce que l’on en a envie.
Le transhumanisme permettra peut-être de rendre certains immortels, en tous les cas techniquement. Nous ne sommes pas encore, loin de là, au niveau technologique permettant à tous de repousser la mort éternellement. Mais peut-être cette recherche est-elle vaine et s’oppose-t-elle-même ontologiquement au propre de l’Homme. Montaigne écrivait en son temps « Philosopher, c’est apprendre à mourir ». Et si le sens de la vie n’était pas d’accepter sa fin ?
Des avancées prometteuses
Des innovations technologiques permettent, d’ores et déjà, de combattre des maladies compliquées. La « medtech » permet, en effet, de combiner une prévention plus efficace et une prise en charge adaptée. Les outils développés, notamment grâce à l’intelligence artificielle, ont amélioré la qualité de vie des patients et repoussé les limites de la médecine.
Si, le transhumanisme ne nous rendra peut-être pas immortels, il pourrait nous permettre de mieux vivre.
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Les questions fréquemment posées
Qui doit organiser les obsèques ?
À défaut d’indication du défunt (assurance obsèques, testament ou déclaration sous seing privé), la « personne ayant qualité pour pourvoir aux funérailles » est, en général, un parent. Il peut s’agir du conjoint survivant, d’un enfant, du père ou de la mère…
Le défunt peut avoir exprimé ses volontés funéraires de façon informelle, au cours d’une discussion. Dans le cas contraire, la personne décisionnaire prend alors toutes les décisions liées à la nature et à l’organisation des funérailles.
Nos conseillers Roc Eclerc se tiennent à vos côtés pour vous informer et vous accompagner dans les différentes démarches inhérentes à l’organisation d’obsèques. N’hésitez pas à solliciter votre agence de pompes funèbres à proximité. En cas d’urgence décès, une permanence téléphonique est joignable 7j/7 et 24h/24.
Quelles sont les démarches administratives après un décès ?
Les formalités administratives à réaliser après un décès varient en fonction de la situation personnelle du défunt (salarié, demandeur d’emploi ou retraité, marié ou pacsé, avec ou sans enfant…).
L’entretien téléphonique avec votre conseiller permet de recueillir toutes les informations utiles et nécessaires, et d’identifier l’ensemble des démarches administratives à réaliser.
Le dossier administratif complet sera préparer et expédié par voie postale sous 48 h, dans la journée par e-mail : courriers et Cerfa à adresser aux organismes et administrations, demandes d’aide et de financement pour obtenir le paiement de vos droits.
Comment choisir entre l'inhumation et la crémation ?
La nature des obsèques est une décision personnelle. En l'absence d'un contrat obsèques ou de l'expression des volontés du défunt, il revient aux proches de choisir entre inhumation et crémation.
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Comment obtenir un devis pour une inhumation ?
Sur simple demande, votre conseiller Roc Eclerc réalise un devis pour l'organisation d'obsèques avec inhumation. Celui-ci prend en compte toutes les modalités des obsèques et de la cérémonie funéraire - les services à mettre en œuvre par votre agence de pompes funèbres et par les tiers (le funérarium...) -, pour la sépulture.
Pour information :
Nous adresser une demande de devis - en ligne ou directement auprès de votre agence de pompes funèbres - est gratuit et sans engagement.
Comment obtenir un devis pour une crémation ?
Sur simple demande, votre conseiller Roc Eclerc réalise un devis pour l'organisation d'obsèques avec crémation. Celui-ci prend en compte toutes les modalités des obsèques et de la cérémonie funéraire - les services à mettre en œuvre par votre agence de pompes funèbres et par les tiers (le funérarium et le crématorium...) -, pour la destination des cendres.
À savoir, la demande de devis obsèques auprès de Roc Eclerc est gratuite et sans engagement. N’hésitez pas à contacter votre conseiller pour obtenir un renseignement ou son assistance.
Comment choisir le lieu de la cérémonie funéraire ?
Le choix du lieu dépend des préférences et des croyances de chacun. Dans le cas d’obsèques laïques, celles-ci peuvent se dérouler dans la salle du funérarium ou du crématorium, en plein air ou même au sein de la maison du défunt.
Dans le cas d’une cérémonie religieuse, l’hommage est rendu dans le respect des principes du culte. Ce peut être au sein d’une église ou d'une chapelle, à la mosquée, dans un espace dédié aux prières funéraires ou même directement au cimetière.
Votre conseiller vous aide dans la préparation de la cérémonie et de l'hommage au défunt. N'hésitez pas à le solliciter ou à demander le soutien de votre maître de cérémonie.

