Les forêts cinéraires : une autre approche du lieu de mémoire
Marie
5 février 2026

L’évolution des pratiques funéraires et la sensibilité accrue aux enjeux environnementaux font émerger de nouvelles formes de lieux de mémoire. Parmi elles : la forêt cinéraire. Cette alternative au cimetière traditionnel constitue une solution pour la destination des cendres.
À la croisée de l’espace naturel et du site funéraire, la forêt cinéraire répond aux attentes d’obsèques plus simples et plus respectueuses de l’environnement. Cet espace boisé bénéficie, en France, d’un cadre réglementé : les urnes biodégradables sont inhumées au pied d’arbres, sans monument funéraire ni aménagement lourd.
Peu répandue encore, la forêt cinéraire suscite néanmoins un intérêt croissant. De quoi s’agit-il exactement ? Comment fonctionne cet espace cinéraire ? Où en trouver en France et quelles démarches sont nécessaires pour y reposer ? Nous vous proposons de répondre aux diverses questions sur ce nouveau lieu de mémoire.
Demander un devis crémationQu’est-ce qu’une forêt cinéraire ?
Une forêt cinéraire est un site funéraire aménagé au sein d’un espace naturel, destiné à accueillir les cendres de personnes décédées après crémation. Il peut s’agir d’un bois, d’un sous-bois, d’une clairière ou d’une parcelle forestière, intégrée ou attenante à un cimetière existant. Sa gestion relève exclusivement d’une collectivité territoriale, le plus souvent la commune (article L2223-2 du Code général des collectivités territoriales).
À ce titre, la forêt cinéraire est soumise à la réglementation funéraire française, au même titre qu’un cimetière, un columbarium ou un jardin du souvenir. Elle garantit ainsi un cadre légal et pérenne, tout en offrant un environnement naturel propice au recueillement des familles.
Pour information :
Ces espaces sont parfois désignés sous les termes de bois du souvenir ou de forêt du souvenir, des appellations qui soulignent leur vocation mémorielle. Contrairement à la dispersion libre des cendres dans la nature, la forêt cinéraire constitue un lieu identifié et reconnu comme site funéraire.
Comment fonctionne une forêt cinéraire ?
Le fonctionnement d’une forêt cinéraire repose sur un principe simple : permettre l’inhumation des cendres sans altérer la nature ni le paysage.
Après la crémation, les cendres sont placées dans une urne biodégradable, puis inhumées directement au pied d’un arbre. Urne en argile ou autre matériau naturel, celle-ci se dégrade alors sous l’effet de l’humidité et du sol, les cendres s’intégrant progressivement à la terre.
Plusieurs configurations existent, selon les possibilités proposées par la commune. Certaines familles optent pour un arbre individuel, qui devient un lieu de recueillement au même titre qu’une concession au cimetière. D’autres préfèrent un arbre communautaire (collectif) ou un arbre familial destiné à accueillir plusieurs urnes.
La sobriété du lieu fait partie intégrante du projet : il n’y a ici pas de monument funéraire. Une plaque funéraire discrète peut être autorisée, à condition de respecter le règlement communal et le caractère naturel du site.
Une approche fondée sur les obsèques écologiques
La forêt cinéraire s’inscrit pleinement dans une démarche d’obsèques écologiques. Elle vise à réduire l’impact environnemental lié à la destination des cendres, en limitant l’artificialisation des sols et l’usage de matériaux non naturels.
L’absence de béton, de pierres tombales et d’éléments décoratifs durables contribue à préserver le milieu forestier. L’utilisation exclusive d’urnes biodégradables permet une intégration complète des cendres au cycle naturel, sans intervention ultérieure. Aucun entretien spécifique n’est requis, ce qui évite des aménagements réguliers et la consommation de ressources.
Au-delà de l’aspect environnemental, cette approche propose une autre manière de concevoir la mémoire. Le souvenir du défunt ne s’inscrit plus dans un monument figé, mais dans un élément vivant, évoluant avec le temps. Pour les proches, ce lieu de mémoire apporte un cadre propice au recueillement, un cadre serein et apaisant.
Pourquoi choisir une forêt cinéraire ?
Choisir une forêt cinéraire, c’est avant tout faire le choix d’un lieu de mémoire différent. À la différence d’un cimetière traditionnel, elle offre un cadre naturel et vivant, souvent plus en adéquation avec la personnalité du défunt ou ses convictions.
Cet espace cinéraire répond également aux attentes liées à la crémation. Il permet l’inhumation des cendres dans un lieu clairement identifié, tout en évitant les contraintes associées à un monument funéraire. Là où la dispersion en pleine nature peut laisser les proches sans repère précis, la forêt cinéraire apporte un point d’ancrage symbolique et reconnu.
Sur le plan environnemental, ce choix s’inscrit dans une logique d’enterrement écologique. L’utilisation d’une urne biodégradable, l’absence d’aménagements lourds et le respect du milieu forestier limitent l’empreinte écologique des obsèques. Pour certaines familles, cette cohérence entre valeurs personnelles et pratiques funéraires est déterminante.
Enfin, la forêt cinéraire répond à une aspiration à la simplicité. Elle libère les proches des obligations d’entretien associées aux sépultures classiques, tout en maintenant un espace de recueillement digne, accessible et pérenne.
Les forêts cinéraires en France
Les forêts cinéraires en France sont peu nombreuses. La première forêt cinéraire communale a vu le jour en 2019 à Arbas (Haute-Garonne), après plusieurs années de démarches administratives. D’autres communes ont depuis mis en place des projets similaires, notamment en Alsace et en Meurthe-et-Moselle.
Chaque création doit respecter un cadre juridique strict, la gestion des sites funéraires relevant exclusivement des collectivités territoriales. Ces espaces cinéraires sont encore limités, pour autant l’intérêt des familles ne cesse de croître. Aussi, de nouvelles communes étudient actuellement des projets de bois du souvenir.
Les urnes biodégradables
L’inhumation en forêt cinéraire impose l’utilisation d’une urne biodégradable. Fabriquées à partir de matériaux naturels tels que l’argile, le carton et autres fibres végétales, ces urnes écologiques permettent une intégration progressive des cendres à la terre.
Votre conseiller Roc Eclerc vous aide à organiser des funérailles vertes. Lieu de dispersion des cendres, choix de l’urne adaptée… il répond à vos questions et vous accompagne dans cette démarche.
Les démarches pour reposer en forêt cinéraire
Choisir une forêt cinéraire pour destination des cendres nécessite de suivre certaines étapes, et votre conseiller funéraire peut vous accompagner dans cette démarche. Il est important de se renseigner sur l’existence d’un espace cinéraire à proximité (Arbas, Muttersholtz ou Nancy) et les règles spécifiques à la commune ; les bois du souvenir ne sont pas accessibles à tous.
À l’instar des sépultures traditionnelles, il faut alors obtenir une concession : un emplacement, un arbre où inhumer l’urne. Votre proche a pu entamer les démarches au préalable, et laisser ses volontés dans un contrat obsèques. À défaut, il vous est possible de faire le nécessaire avec l’accompagnement de votre conseiller funéraire.
L’enterrement de l’urne au pied de l’arbre peut donner lieu à un moment de recueillement spécifique en présence des proches. Beaucoup organisent une petite cérémonie pour rendre un hommage simple et respectueux. Une plaque commémorative discrète peut également être apposée afin de témoigner du souvenir.
Quelles autres destinations possibles pour les cendres ?
En dehors de la forêt cinéraire, la législation française prévoit plusieurs destinations pour les cendres. Elles peuvent être déposées dans un columbarium, inhumées dans une concession ou une cavurne, dispersées dans un jardin du souvenir. La dispersion des cendres dans la nature est autorisée sous certaines conditions, tout comme la dispersion en mer, au-delà de la limite légale des côtes.
Pour tout renseignement, votre conseiller Roc Eclerc est le meilleur interlocuteur. Il répond à vos questions et vous donne toutes les informations pour concevoir un hommage en adéquation avec les souhaits et la personnalité de votre proche.
La forêt cinéraire, comme lieu de mémoire, est certes encore peu répandue en France. Mais elle séduit de plus en plus d’adeptes par son aspect symbolique de retour à la nature et écologique pour son respect de l’environnement. Columbarium, jardin du souvenir, inhumation en cavurne ou dispersion en mer ou en nature, le choix se fait selon son ressenti et ses valeurs. L’important est d’y trouver du sens et de permettre aux proches de trouver la sérénité. Nos conseillers funéraires sont à vos côtés pour accompagner votre démarche.
Demander un devis crémationAutres guides
Les questions sur la forêt cinéraire et le devenir des cendres
Comment obtenir un devis pour une crémation ?
Sur simple demande, votre conseiller Roc Eclerc réalise un devis pour l'organisation d'obsèques avec crémation. Celui-ci prend en compte toutes les modalités des obsèques et de la cérémonie funéraire - les services à mettre en œuvre par votre agence de pompes funèbres et par les tiers (le funérarium et le crématorium...) -, pour la destination des cendres.
À savoir, la demande de devis obsèques auprès de Roc Eclerc est gratuite et sans engagement. N’hésitez pas à contacter votre conseiller pour obtenir un renseignement ou son assistance.
Quelles sont les origines de la forêt cinéraire ?
Le concept de forêt cinéraire est né à la fin des années 1990, en Europe du Nord et plus particulièrement en Allemagne et en Suisse. Ces pays ont fait de cette solution un succès en proposant des endroits où les urnes peuvent être déposées dans un environnement naturel.
En France, les premières forêts cinéraires ont vu le jour dans les années 2000, à l’initiative de communes désireuses de proposer une alternative écologique. Aujourd’hui, ces espaces cinéraires sont encore peu nombreux, mais suscitent un intérêt croissant, à mesure que les mentalités évoluent face aux pratiques funéraires et à la crémation.
Où trouver une forêt cinéraire en France ?
La première forêt cinéraire a vu le jour à Arbas, en Haute-Garonne, en 2019. D’autres forêts cinéraires ont ensuite été créées en Alsace (Muttersholtz), dans l’Aude (forêt du souvenir de La Fajolle), en Meurthe-et-Moselle (Nancy).
Des projets de forêt cinéraire sont à l’étude à travers la France. Il s'agit là de répondre aux attentes de funérailles plus sobres et écologiques, en accord avec des valeurs de simplicité et de respect de l’environnement.
Comment impliquer les proches dans la dispersion des cendres après la crémation ?
La destination des cendres est un choix important après une crémation. Il existe plusieurs possibilités quant au devenir des cendres :
Inhumation ou scellement de l’urne sur une pierre tombale.
Dépôt de l’urne dans une case de columbarium.
Dispersion des cendres dans un espace aménagé (Jardin du souvenir au cimetière ou au crématorium).
Dispersion des cendres dans la nature ou en pleine mer.
Il est possible d’impliquer les proches dans la dispersion des cendres ou le placement de l’urne au sein d’une sépulture. Il faut toutefois penser à ménager les différentes sensibilités dans ce moment chargé en émotion. Votre conseiller Roc Eclerc est à vos côtés pour vous accompagner dans cette démarche et répondre, si besoin, à vos questions.
Qui autorise le transport d’urne funéraire en dehors du territoire métropolitain ?
Cette autorisation est requise pour le transport des cendres en dehors du territoire métropolitain, quel que soit le mode d'acheminement (voie routière, maritime, aérienne ou ferroviaire). Il s'agit d'un formulaire à remplir et à adresser au préfet du département du lieu de crémation du défunt ou du lieu de résidence du demandeur.
À savoir : le document doit être dûment renseigné et accompagné de pièces justificatives (acte de décès délivré par le maire et certificat de crémation délivré par le gestionnaire du crématorium).

